Aux Bois Blancs une nette amélioration de la propreté des entrées au printemps
suite aux « visites de propreté » tri partites : Vilogia / Prestataire / Deûl’air
Depuis juin. Vilogia a suspendu ces visites sans nous donner la moindre
explication, ni répondre à nos courriers et la situation se dégrade de nouveau.
Côté relogement :
Vilogia a fait un réel effort pour reloger nos adhérentes, entendez les locataires les plus remuantes et les plus en vue lors de nos rencontres et autres visites de propreté. 9 de nos adhérents ont reçu des propositions !
D’autres locataires moins en vue continuent de recevoir des propositions qui n’en
sont pas, logements trop chers, trop éloignés, parfois à la limite de l’insalubrité
D’autres enfin ne reçoivent pas de proposition. Cela concerne souvent les familles
avec plusieurs enfants. Normal car si les opérations de l’ANRU détruisent souvent
les trop rares logements avec plus de 3 chambres, on continue toujours d’en
construire très peu
Outre le manque de respect des droits des locataires, nous continuons à ne pas
être d’accord avec les destructions de bâtiments et encore moins avec l’exil
forcé hors du quartier de la quasi totalité des habitants des Aviateurs
Pour nous, la richesse d’un quartier ce n’est pas la somme des revenus de ses
habitants, c’est la volonté de ceux qui veulent y habiter et surtout, y vivre ensemble.
De ce point de vue la cité des Aviateurs a toujours été un réservoir de bénévoles
et de dirigeants investis dans les associations du quartier.
Nous voulons que chaque locataire des Aviateurs qui veut rester aux Bois Blancs
puisse le faire. Pourquoi ne pas construire avant de détruire . Les projets de
construction sont de 750 logements, alors pourquoi ne pas en construire une partie
pour commencer par y reloger les locataires qui veulent rester au quartier ?
Probablement une centaine de famille sur les 180 qui doivent encore être relogés.
Et pourquoi ne pas réhabiliter les 6 bâtiments plutôt que 3 ?
« Construire un immeuble nécessite 70 fois plus de matériaux et produit 5 fois plus d’émission de gaz à effet de serre qu’une réhabilitation » selon la Présidente du Conseil national de l’ordre des arc hitectes Christine Leconte et l’urbaniste Sylvain Grisot.
Est-ce simplement plus rentable financièrement de détruire que réhabiliter en
raison des logiques de l’ANRU ? Alors ce n’est pas une rénovation menée pour le
quartier mais une opération immobilière menée au profit des promoteurs.
Il est temps de faire avec les habitants, plutôt que sans eux ou contre eux.
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