DES PERMANENCES POUR LA DÉFENSE DES DROITS DES LOCATAIRES DES AVIATEURS !
RENDEZ-VOUS le jeudi 4 juin 2026 pour la 139ème PERMANENCE « AVIATEURS » POUR LA DÉFENSE DES DROITS DES LOCATAIRES ! TOUS LES JEUDIS à 18H au CENTRE SOCIAL DES BOIS BLANCS Rue de la Bourdonnaye
Ci-dessous, un extrait de 2 cartes publiées sur le site de Mediapart (12 août 2023) dans un article intitulé « Inégalités climatiques : comment les riches accaparent les espaces verts ».¹
Une urbanisation favorable à la santé ne doit pas être réservée aux quartiers les plus riches de la métropole lilloise mieux lotis en espaces de nature !
Pas seulement de la poussière et des débris, mais également du bruit…
Bâtiment 3, Allée Guynemer, Lille – Le 2 juin 2026 à 11h
Les démontages et la casse des appartements vidés de leurs occupants se font, alors que des appartements sont encore occupés en immédiate proximité, parfois même en voisinage.
Cette situation oblige à vivre dans le bruit incessant et dans la poussière. Parfois des restes de démontage de sanitaires traînent dans les escaliers. Pire, plusieurs locataires sont atteints de graves problèmes de santé qui ont été signalés au bailleur social Vilogia.
Bien évidemment, un souci d’humanité obligerait à suspendre les travaux à proximité des logements encore occupés.
« Votre carte est mensongère ! » (Propos de Monsieur le Maire de Lille, braderie des Bois Blancs, 8 mai 2026).
Non Monsieur le Maire, ce n’est pas en cassant le thermomètre qu’on fait tomber la fièvre…
Comme tous les 8 mai, était organisée la braderie des Bois-Blancs. Cette année encore, l’association Deûl’Air tenait un stand (juste à côté de nous, étaient installés nos amis de l’association PARC qui luttent pour l'(a)ménagement complet de la friche Saint Sauveur en espace de nature). Ce fut globalement une agréable matinée : de bonnes périodes ensoleillées, beaucoup de monde, de nombreuses discussions enrichissantes… Globalement une agréable matinée, mais pas entièrement ! En effet, lorsque l’équipe municipale de Lille est passée nous voir, Monsieur le Maire de Lille nous a accusés de présenter une « carte mensongère » quand nous lui avons rappelé que Santé publique France (organisme qui est sous la tutelle du Ministère de la santé) évalue à 107 le nombre de morts qui pourraient être évités chaque année si Lille et ses deux communes associées étaient suffisamment végétalisées (7,6 % de la mortalité).¹ Il s’agit d’une carte (accessible à tous par internet²) que nous avons élaborée avec d’autres associations de la métropole lilloise (Aut’Mel, Entrelianes, LM Oxygène…) qui permet de visualiser aisément les parties du territoire de Lille/Lomme/Hellemmes qui respectent, ou qui ne respectent pas, les préconisations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) au niveau des espaces verts publics³ : – accès à un espace vert public à moins de 300 m à pied, – un minimum de 10 m² d’espaces verts publics par habitant.
La formule complète de Monsieur le maire était : « Votre carte est mensongère ! ». Ce qui revient à nous accuser d’avoir réalisé une carte déformant la réalité de manière volontaire (pour nuire à ses projets de bétonisation ?). Quand nous lui avons ensuite rappelé que nous avons scrupuleusement pris en compte les critères de l’OMS qui définissent un espace vert public⁴, il nous a rétorqué qu’il n’était pas d’accord avec ces critères de l’OMS en prenant, pour se justifier, l’exemple du quartier Pellevoisin où de nombreux habitants possèdent des maisons avec beaucoup de verdure.
De manière évidente, il n’a toujours pas compris le rôle et l’importance des espaces verts publics de proximité (il était pourtant présent à la conférence/débat du 15 janvier au cours de laquelle ce point avait été précisé).
Comme les jardins privés, les espaces verts publics de proximité limitent les îlots de chaleur et jouent un rôle bénéfique sur les sols, l’air et la biodiversité. Mais en plus, ces lieuxfacilement accessibles (car étant des espaces gratuits et non marchands à moins de 5 minutes à pied)apportent des bénéfices supplémentaires fondamentaux sur la santé en favorisant les interactions sociales, les activités physiques de chacun, la restauration psychologique (rien qu’une promenade a des effets positifs importants⁵)…
Notre carte met notamment en évidence le fait que trois quarts des Lillois, Lommois, Hellemmois – soit près de 180 000 personnes – ne bénéficient pas d’un accès suffisant aux espaces verts de proximité au regard des normes de l’OMS. De plus, 80% des espaces de nature (Citadelle, jardin Vauban) sont situés dans les quartiers les plus favorisés du Nord de la ville de Lille tandis que les quartiers plus populaires, déjà plus denses, en sont cruellement privés. Pour la zone Marais/Mont-à-Camp/Lille-Canteleu, quand tous les logements prévus aux abords du parc Rosa Bonheur seront construits, il manquera 10 hectares d’espaces verts publics (concernant Saint-Sauveur, il manque, selon les normes OMS, 21 hectares de nature de proximité pour les quartiers jouxtant la friche ; quant à la friche H2D/Quebecor située dans l’est Lillois, elle devrait être aménagée avec 150 logements au maximum et 4,5 hectares de parcs et non 610 logements et 1,2 hectare).
Faut-il rappeler les propos du président de l’Institut national du cancer (Pr. Norbert IFRAH) tenus dans l’ouvrage « Espaces verts urbains » coordonné par le Réseau français des Villes-Santé de l’OMS ? « Proposer des environnements favorables à la santé et accessibles à tous […] contribue à réduire les inégalités sociales et territoriales de santé »et« promouvoir l’équité entre les populations vis-à-vis de la santé relève de la justice sociale[…] ».³
[4] Les plantations d’alignement et d’accompagnement, les terrains de sports, les jardins spécialisés tels les zoos, ainsi que les « forêts urbaines » ne font pas partie de ces 10 m² par habitant (page 47 du document [3]). Les cimetières non plus…
[5] 48 décès pourraient être évités chaque année à Lille/lomme/Hellemmes si les habitants de plus de 30 ans marchaient dix minutes de plus par jour (voir document [1])
La radio suisse RTS (52 min) a diffusé un excellent documentaire sonore sur la violence de la « rénovation urbaine » à travers trois témoignages d’habitants de Toulouse qui partagent leurs histoires, leurs réflexions et leurs sentiments.
Ces récits sont mis en perspective avec l’histoire de Toulouse et de son aménagement où la ruine, la destruction et la brutalité, loin dʹêtre marginales, sont des éléments structurants.
Pour rappel, nous tenons une permanence tous les jeudis à 18h à la maison de quartier des Bois Blancs (sauf les jours fériés et pendant les vacances scolaires) pour la défense des droits des locataires des Aviateurs.
358 décès seraient évités chaque année si la métropole lilloise était suffisamment végétalisée (source : Santé publique France, 2024).¹
Plus du tiers de ces vies qui pourraient être sauvées concerne les communes associées de Lille, Lomme et Hellemmes.²
Marais, Mont-à-Camp et Lille-Canteleu font partie des quartiers les plus concernés car le déficit en espaces verts y est catastrophique.³ Et pas d’amélioration en vue !
Il y manquera, à nouveau, 10 ha d’espaces verts publics (selon les critères de l’OMS⁴) quand tous les logements prévus aux abords du parc Rosa Bonheur seront construits.
Par ailleurs, avec l’actuel projet immobilier Aviateurs/Pointe des Bois Blancs, le nombre de m² par habitant d’espaces verts publics de l’« île » des Bois Blancs serait même réduit…
Une urbanisation favorable à la santé ne doit pas être réservée aux quartiers les plus riches de la métropole mieux lotis en espaces de nature !
Voilà à quoi ressemble l’endroit où vit encore une trentaine de familles des « Aviateurs ». Sans VMC* dans la plupart des logements, ce qui augmente le développement des moisissures et de l’humidité, sans nettoyage depuis le départ de la personne salariée par un sous-traitant…
photos et vidéos prises le 20 janvier 2026
En réponse à la lutte que nous menons pour obtenir le respect des droits des locataires, le 16 février 2023 dans la Voix du Nord, la Mairie de Lille déclarait « le bailleur doit maintenir le même niveau d’entretien jusqu’au dernier habitant dans l’immeuble » On peut dire qu’il s’applique !…
Ce jeudi soir, 18 décembre pour la 122è fois (en 3 ans) des habitants des Bois Blancs, des voisins et des locataires (et ex-locataires relogées) se rencontreront autour d’un café et de quelques gâteaux secs. La semaine dernière nous étions 12, dont cinq locataires et trois ex-locataires.
D’anciens locataires viennent parfois pour nous signaler des problèmes dans leurs « nouveaux » logements, d’autres viennent exprimer leur solidarité.
La semaine précédente nous avons pour la 14è fois, rencontré la Direction de Vilogia. Les problèmes individuels sont de plus en plus difficiles à régler, les relogements sont compliqués par la pénurie de plus en plus importante de logement dans la métropole lilloise.
Nous avons obtenu la reconduction de la mesure prise l’an dernier : Vilogia fournit, à la demande, un ou deux radiateurs électriques et prend en charge le surcoût de consommation électrique à raison de 1€/jour/radiateur. 15 familles sur les 34 encore dans les logements de la cité ont demandé à bénéficier de cette mesure.
De nouveaux problèmes sont apparus récemment. Les entrées sont de plus en plus vides et des personnes extérieures en profitent pour tenter de récupérer les tuyaux et canalisations avant la destruction des bâtiments. Les locataires encore sur place se retrouvent sans eau ou sans gaz…
Les permanences sont un lieu d’écoute réciproque et de solidarité comme ce quartier sait en créer
Jusqu’au 30 septembre 2026, est ouvert un concours photo intitulé « Friches et délaissés, des espaces d’avenir ». Pour plus d’informations sur ce concours, voir le site internet du conseil d’architecture, d’urbanisme et d’environnement (CAUE) du Nord (qui fait partie des organisateurs) :
Sur le site, on pourra lire par exemple : « Longtemps perçues comme des « verrues », le regard sur ces espaces a récemment évolué et ils apparaissent davantage aujourd’hui comme un potentiel pour l’avenir de nos territoires. » Ainsi que : « Discrets ou ostentatoires, reconquis par la nature ou fraîchement « abandonnés », les friches et les délaissés portent en eux une certaine poésie, sinon une présence singulière que vous aurez plaisir à capturer et partager en participant à ce concours. »
Et si les friches et délaissés de Bois-Blancs/Marais/Mont-à-Camp, s’avéraient de réelles réserves de biodiversité et corrigeaient le déficit en parcs (contrairement à l’aménagement de la friche du Marais qui prévoit la construction de plus de 1.000 logements à terme) ?
Si toutes ces conditions relèvent d’actions diverses, un élément évident les relie : l’environnement dans lequel ces activités se développent.
Dans nos quartiers, lorsque des espaces verts incitent à marcher, avec un air plus sain, une température plus fraiche, une vue agréable, en somme, une expérience sensible, on bénéficie concrètement de ce qu’un environnement végétalisé peut offrir. Cela ouvre la possibilité d’une dynamique qui ne se limite pas à une logique quantitative de l’offre de logements, mais qui accorde une importance équivalente aux dimensions qualitatives liées aux espaces verts et aux espaces publics.
Les quartiers du Marais, Mont-à-Camp et Lille-Canteleu sont particulièrement concernés ; le déficit en espaces verts y étant très marqué, sans amélioration notable à ce jour. À l’échelle des communes de Lille, Lomme et Hellemmes, 107 vies pourraient être sauvées chaque année si ces communes étaient suffisamment végétalisées (7,6 % de la mortalité annuelle).³ De plus, 48 décès pourraient être évités chaque année si les habitants de plus de 30 ans marchaient dix minutes de plus par jour, et 81 décès supplémentaires pourraient être évités avec dix minutes de vélo quotidiennes.