Braderies des Bois Blancs et de Mont-à-Camp : Deûl’Air y sera !

Ce vendredi 8 mai, aura lieu la braderie des Bois Blancs. Deûl’Air y tiendra un stand rue Guillaume Tell.

Le surlendemain (dimanche 10 mai), nous ferons la braderie de Mont-à-Camp au niveau de la Clinique vétérinaire du Cœur Joyeux.

N’hésitez pas à nous y rejoindre.

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« La Locataire »

Moisissures dans un appartement aux Aviateurs

Dans mon immeuble, l’eau est partout !

Même là où vous ne l’attendez pas du tout !

Elle s’infiltre,

Coule,

Perle,

Se muche,

Stagne,

Suinte.

C’est au plafond,

Sur les murs,

Sur le sol,

Au pied des chaises,

Des meubles,

Sous les cartons,

Sous les tapis,

Derrière la tapisserie…

L’humidité ? Les champignons aiment çà…

De mon appart’ ils sont les rois !

Rien n’est propre dans les escaliers !

Les parties communes sont oubliées…

Là ou couraient les enfants

S’accumulent crasse et poussière.

Les ampoules sont cassées,

Enfin, il n’y a plus de lumière

Dans l’entrée !

Et j’habite encore là !

Pas par choix,

Mais faute de solution !

Malgré mes tourments et ma santé,

Pourtant je ne demande qu’à être relogée !

Un logement décent,

Comme des milliers de gens,

Dans mon quartier !

Le rêve des promoteurs ?

C’est de me voir partir !

Tout simplement !

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Vivre, entre dépotoir et travaux de démolition

Voilà à quoi ressemble l’endroit où vit encore une trentaine de familles des « Aviateurs ». Sans VMC* dans la plupart des logements, ce qui augmente le développement des moisissures et de l’humidité, sans nettoyage depuis le départ de la personne salariée par un sous-traitant…

En réponse à la lutte que nous menons pour obtenir le respect des droits des locataires, le 16 février 2023 dans la Voix du Nord, la Mairie de Lille déclarait « le bailleur doit maintenir le même niveau d’entretien jusqu’au dernier habitant dans l’immeuble » On peut dire qu’il s’applique !…

*VMC = Ventilation mécanique contrôlée

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Permanences hebdomadaires

Ce jeudi soir, 18 décembre pour la 122è fois (en 3 ans)  des habitants des Bois Blancs, des voisins et des locataires (et ex-locataires relogées) se rencontreront autour d’un café et de quelques gâteaux secs. La semaine dernière nous étions 12, dont cinq locataires et trois ex-locataires.

D’anciens locataires viennent parfois pour nous signaler des problèmes dans leurs « nouveaux » logements, d’autres viennent exprimer leur solidarité.

La semaine précédente nous avons pour la 14è fois, rencontré la Direction de Vilogia. Les problèmes individuels sont de plus en plus difficiles à régler, les relogements sont compliqués par la pénurie de plus en plus importante de logement dans la métropole lilloise. 

Nous avons obtenu la reconduction de la mesure prise l’an dernier : Vilogia fournit, à la demande, un ou deux radiateurs électriques et prend en charge le surcoût de consommation électrique à raison de 1€/jour/radiateur. 15 familles sur les 34 encore dans les logements de la cité ont demandé à bénéficier de cette mesure.

De nouveaux problèmes sont apparus récemment. Les entrées sont de plus en plus vides et des personnes extérieures en profitent pour tenter de récupérer les tuyaux et canalisations avant la destruction des bâtiments. Les locataires encore sur place se retrouvent sans eau ou sans gaz…

Les permanences sont un lieu d’écoute réciproque et de solidarité comme ce quartier sait en créer

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Baisse attendue de la mortalité dans la métropole lilloise (MEL) en y améliorant l’environnement : quelques chiffres pour parler concrètement

Si toutes ces conditions relèvent d’actions diverses, un élément évident les relie : l’environnement dans lequel ces activités se développent.

Dans nos quartiers, lorsque des espaces verts incitent à marcher, avec un air plus sain, une température plus fraîche, une vue agréable, en somme, une expérience sensible, on bénéficie concrètement de ce qu’un environnement végétalisé peut offrir. Cela ouvre la possibilité d’une dynamique qui ne se limite pas à une logique quantitative de l’offre de logements, mais qui accorde une importance équivalente aux dimensions qualitatives liées aux espaces verts et aux espaces publics.

Les quartiers du Marais, Mont-à-Camp et Lille-Canteleu sont particulièrement concernés ; le déficit en espaces verts y étant très marqué, sans amélioration notable à ce jour. À l’échelle des communes de Lille, Lomme et Hellemmes, 107 vies pourraient être sauvées chaque année si ces communes étaient suffisamment végétalisées (7,6 % de la mortalité annuelle). De plus, 48 décès pourraient être évités chaque année si les habitants de plus de 30 ans marchaient dix minutes de plus par jour, et 81 décès supplémentaires pourraient être évités avec dix minutes de vélo quotidiennes.

“Offrir un bois aux Lommois” : un beau slogan pour cet ancien projet qui cachait, en réalité, une diminution de la verdure !

Saviez-vous que, dans les quartiers du Marais, Mont-à-Camp et Lille-Canteleu, il existe un déficit de 8 hectares d’espaces verts publics pour atteindre les recommandations de l’OMS pour notre santé (2026) ? Quand tous les logements prévus aux abords du parc Rosa Bonheur seront construits, le déficit sera, à nouveau, de 10 ha.

Dans les tiroirs de la mairie, un ancien projet envisageait la création de la Clairière de la Mémoire et de la Clairière des Jeux (le terrain actuellement situé « derrière la piscine »). Nous souhaitons attirer l’attention sur ce secteur.

Quelles sont les conditions prévues pour le nouveau projet envisagé ? La conservation des arbres existants sera-t-elle garantie ? Des structures seront-elles installées au milieu de ce bosquet, à l’image de celles du parc Rosa Bonheur ?

Sous couvert de créer des espaces « plus adaptés » à l’espace public, ces projets privilégient souvent des interventions immobilières et des aménagements thématisés, pensés pour apporter un supplément d’image, une illusion d’originalité, au détriment de la présence végétale. Les arbres y deviennent décoratifs (un ou deux pour l’esthétique) alors qu’ils constituent une entité essentielle, capable de réguler la chaleur grâce à l’effet « petite forêt ». Ce rôle pourrait disparaître au nom du confort urbain, au profit d’une nature strictement organisée et planifiée.

Nous vous invitons à suivre attentivement cette proposition et, surtout, à profiter de cet espace vert existant : s’y promener, y pratiquer une activité physique, prendre le temps d’observer la diversité et la densité des arbres. C’est en le fréquentant et en le valorisant au quotidien que l’on trouve la légitimité et la force de le protéger.

EPSON MFP image

Si de nouveaux logements sont nécessaires… Pourquoi les concentrer toujours dans les mêmes territoires ?

Alors qu’on construit frénétiquement dans nos quartiers sans répondre aux réels besoins en logements sociaux, certaines communes de la métropole lilloise voient leur population diminuer :

1401 habitants en moins à Lambersart, -548 à Croix, -453 à La Madeleine, -264 à Wasquehal, -157 à Bondues dans la période 2013-2023.

D’après l’Insee, l’ensemble des Hauts-de-France en perd aussi (avec des zones entières qui se vident non seulement de leurs habitants, mais aussi de leurs entreprises, leurs services publics, leurs richesses…).

Il est urgent de ménager nos quartiers en mettant fin à cette politique de « métropolisation » et retrouvant un réel aménagement du territoire à l’échelle régionale, voire nationale.

À Lille/Lomme/Hellemmes, les nouveaux projets immobiliers ne diminuent pas les besoins en logements sociaux. … Bien au contraire !

Parmi les 4 catégories de logements sociaux, ce ne sont pas les PLAI aux loyers les plus faibles qui sont majoritairement construits dans nos 3 communes associées alors que ce sont les plus nécessaires et les plus demandés. En effet, seuls 18 % des nouveaux logements sociaux mis en location ces dernières années (entre 2015 et 2022) étaient des PLAI accessibles aux ménages les moins aisés, qui représentent pourtant près de 80 % des demandes !

Avec le projet Aviateurs / Pointe des Bois Blancs, il est prévu de réduire les PLAI de 350 à moins d’une centaine.

C’est aussi une aberration écologique en démolissant 3 immeubles au lieu de les rénover : 70 fois plus de matériaux, 5 fois plus de gaz à effet de serre (Christine LECONTE, présidente du Conseil national de l’Ordre des architectes et Sylvain GRISOT, urbaniste).

Baisse attendue de la mortalité dans différents territoires de la MEL

358 décès seraient évités chaque année si la métropole lilloise était suffisamment végétalisée (source : Santé publique France, 2024).

Plus du tiers de ces vies qui pourraient être sauvées concerne les communes associées de Lille, Lomme et Hellemmes.

Marais, Mont-à-Camp et Lille-Canteleu font partie des quartiers les plus concernés car le déficit en espaces verts y est catastrophique. Et pas d’amélioration en vue !

Il y manquera, à nouveau, 10 ha d’espaces verts publics (selon les critères de l’OMS) quand tous les logements prévus aux abords du parc Rosa Bonheur seront construits.

Par ailleurs, avec l’actuel projet immobilier Aviateurs/Pointe des Bois Blancs, le nombre de m² par habitant d’espaces verts publics de l’« île » des Bois Blancs serait même réduit…

Une urbanisation favorable à la santé ne doit pas être réservée aux quartiers les plus riches de la métropole mieux lotis en espaces de nature !

Marais, Mont-à-Camp et Lille-Canteleu : des territoires où les périodes de canicule sont plus difficiles à supporter qu’ailleurs !

Ci-dessous, un extrait de 2 cartes publiées sur le site de Mediapart (12 août 2023) dans un article intitulé « Inégalités climatiques : comment les riches accaparent les espaces verts ».

Une urbanisation favorable à la santé ne doit pas être réservée aux quartiers les plus riches !

de la métropole lilloise mieux lotis en espaces de nature !

Plus de nature dans nos quartiers, c’est indispensable pour notre santé… et c’est possible !

Si l’on suit les préconisations de l’Organisation mondiale de la santé (Source : Espaces verts urbains, Réseau français des Villes-Santé, OMS (2020)) :

– Chaque habitant doit disposer d’un espace vert à moins de 300 m à pied de chez lui,

– Nos quartiers doivent présenter un minimum de 10 m² d’espaces verts publics par habitant.

Les espaces verts ont des effets bénéfiques sur la santé : santé globale, santé mentale, indice de masse corporelle, poids à la naissance, développement comportemental de l’enfant… Notamment, parce que les espaces verts favorisent la lutte contre les îlots de chaleur urbains, la préservation des sols, de l’air et de la biodiversité, la pratique d’une activité physique, les interactions sociales, la restauration psychologique…

Des solutions sont envisageables pour respecter les critères OMS ; démonstration ci-dessous !

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