“Offrir un bois aux Lommois” : un beau slogan pour cet ancien projet qui cachait, en réalité, une diminution de la verdure !

Saviez-vous que, dans les quartiers du Marais, Mont-à-Camp et Lille-Canteleu, il existe un déficit de 8 hectares d’espaces verts publics pour atteindre les recommandations de l’OMS pour notre santé (2026) ? Quand tous les logements prévus aux abords du parc Rosa Bonheur seront construits, le déficit sera, à nouveau, de 10 ha.

Dans les tiroirs de la mairie, un ancien projet envisageait la création de la Clairière de la Mémoire et de la Clairière des Jeux (le terrain actuellement situé « derrière la piscine »). Nous souhaitons attirer l’attention sur ce secteur.

Quelles sont les conditions prévues pour le nouveau projet envisagé ? La conservation des arbres existants sera-t-elle garantie ? Des structures seront-elles installées au milieu de ce bosquet, à l’image de celles du parc Rosa Bonheur ?

Sous couvert de créer des espaces « plus adaptés » à l’espace public, ces projets privilégient souvent des interventions immobilières et des aménagements thématisés, pensés pour apporter un supplément d’image, une illusion d’originalité, au détriment de la présence végétale. Les arbres y deviennent décoratifs (un ou deux pour l’esthétique) alors qu’ils constituent une entité essentielle, capable de réguler la chaleur grâce à l’effet « petite forêt ». Ce rôle pourrait disparaître au nom du confort urbain, au profit d’une nature strictement organisée et planifiée.

Nous vous invitons à suivre attentivement cette proposition et, surtout, à profiter de cet espace vert existant : s’y promener, y pratiquer une activité physique, prendre le temps d’observer la diversité et la densité des arbres. C’est en le fréquentant et en le valorisant au quotidien que l’on trouve la légitimité et la force de le protéger.

EPSON MFP image

Marais, Mont-à-Camp et Lille-Canteleu : des territoires où les périodes de canicule sont plus difficiles à supporter qu’ailleurs !

Ci-dessous, un extrait de 2 cartes publiées sur le site de Mediapart (12 août 2023) dans un article intitulé « Inégalités climatiques : comment les riches accaparent les espaces verts ».

Une urbanisation favorable à la santé ne doit pas être réservée aux quartiers les plus riches !

de la métropole lilloise mieux lotis en espaces de nature !

Plus de nature dans nos quartiers, c’est indispensable pour notre santé… et c’est possible !

Si l’on suit les préconisations de l’Organisation mondiale de la santé (Source : Espaces verts urbains, Réseau français des Villes-Santé, OMS (2020)) :

– Chaque habitant doit disposer d’un espace vert à moins de 300 m à pied de chez lui,

– Nos quartiers doivent présenter un minimum de 10 m² d’espaces verts publics par habitant.

Les espaces verts ont des effets bénéfiques sur la santé : santé globale, santé mentale, indice de masse corporelle, poids à la naissance, développement comportemental de l’enfant… Notamment, parce que les espaces verts favorisent la lutte contre les îlots de chaleur urbains, la préservation des sols, de l’air et de la biodiversité, la pratique d’une activité physique, les interactions sociales, la restauration psychologique…

Des solutions sont envisageables pour respecter les critères OMS ; démonstration ci-dessous !

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