Saviez-vous que, dans les quartiers du Marais, Mont-à-Camp et Lille-Canteleu, il existe un déficit de 8 hectares d’espaces verts publics pour atteindre les recommandations de l’OMS pour notre santé (2026) ? Quand tous les logements prévus aux abords du parc Rosa Bonheur seront construits, le déficit sera, à nouveau, de 10 ha.
Dans les tiroirs de la mairie, un ancien projet envisageait la création de la Clairière de la Mémoire et de la Clairière des Jeux (le terrain actuellement situé « derrière la piscine »). Nous souhaitons attirer l’attention sur ce secteur.
Quelles sont les conditions prévues pour le nouveau projet envisagé ? La conservation des arbres existants sera-t-elle garantie ? Des structures seront-elles installées au milieu de ce bosquet, à l’image de celles du parc Rosa Bonheur ?
Sous couvert de créer des espaces « plus adaptés » à l’espace public, ces projets privilégient souvent des interventions immobilières et des aménagements thématisés, pensés pour apporter un supplément d’image, une illusion d’originalité, au détriment de la présence végétale. Les arbres y deviennent décoratifs (un ou deux pour l’esthétique) alors qu’ils constituent une entité essentielle, capable de réguler la chaleur grâce à l’effet « petite forêt ». Ce rôle pourrait disparaître au nom du confort urbain, au profit d’une nature strictement organisée et planifiée.
Nous vous invitons à suivre attentivement cette proposition et, surtout, à profiter de cet espace vert existant : s’y promener, y pratiquer une activité physique, prendre le temps d’observer la diversité et la densité des arbres. C’est en le fréquentant et en le valorisant au quotidien que l’on trouve la légitimité et la force de le protéger.

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