Baisse attendue de la mortalité dans la métropole lilloise (MEL) en y améliorant l’environnement : quelques chiffres pour parler concrètement

Si toutes ces conditions relèvent d’actions diverses, un élément évident les relie : l’environnement dans lequel ces activités se développent.

Dans nos quartiers, lorsque des espaces verts incitent à marcher, avec un air plus sain, une température plus fraîche, une vue agréable, en somme, une expérience sensible, on bénéficie concrètement de ce qu’un environnement végétalisé peut offrir. Cela ouvre la possibilité d’une dynamique qui ne se limite pas à une logique quantitative de l’offre de logements, mais qui accorde une importance équivalente aux dimensions qualitatives liées aux espaces verts et aux espaces publics.

Les quartiers du Marais, Mont-à-Camp et Lille-Canteleu sont particulièrement concernés ; le déficit en espaces verts y étant très marqué, sans amélioration notable à ce jour. À l’échelle des communes de Lille, Lomme et Hellemmes, 107 vies pourraient être sauvées chaque année si ces communes étaient suffisamment végétalisées (7,6 % de la mortalité annuelle). De plus, 48 décès pourraient être évités chaque année si les habitants de plus de 30 ans marchaient dix minutes de plus par jour, et 81 décès supplémentaires pourraient être évités avec dix minutes de vélo quotidiennes.

“Offrir un bois aux Lommois” : un beau slogan pour cet ancien projet qui cachait, en réalité, une diminution de la verdure !

Saviez-vous que, dans les quartiers du Marais, Mont-à-Camp et Lille-Canteleu, il existe un déficit de 8 hectares d’espaces verts publics pour atteindre les recommandations de l’OMS pour notre santé (2026) ? Quand tous les logements prévus aux abords du parc Rosa Bonheur seront construits, le déficit sera, à nouveau, de 10 ha.

Dans les tiroirs de la mairie, un ancien projet envisageait la création de la Clairière de la Mémoire et de la Clairière des Jeux (le terrain actuellement situé « derrière la piscine »). Nous souhaitons attirer l’attention sur ce secteur.

Quelles sont les conditions prévues pour le nouveau projet envisagé ? La conservation des arbres existants sera-t-elle garantie ? Des structures seront-elles installées au milieu de ce bosquet, à l’image de celles du parc Rosa Bonheur ?

Sous couvert de créer des espaces « plus adaptés » à l’espace public, ces projets privilégient souvent des interventions immobilières et des aménagements thématisés, pensés pour apporter un supplément d’image, une illusion d’originalité, au détriment de la présence végétale. Les arbres y deviennent décoratifs (un ou deux pour l’esthétique) alors qu’ils constituent une entité essentielle, capable de réguler la chaleur grâce à l’effet « petite forêt ». Ce rôle pourrait disparaître au nom du confort urbain, au profit d’une nature strictement organisée et planifiée.

Nous vous invitons à suivre attentivement cette proposition et, surtout, à profiter de cet espace vert existant : s’y promener, y pratiquer une activité physique, prendre le temps d’observer la diversité et la densité des arbres. C’est en le fréquentant et en le valorisant au quotidien que l’on trouve la légitimité et la force de le protéger.

EPSON MFP image

Si de nouveaux logements sont nécessaires… Pourquoi les concentrer toujours dans les mêmes territoires ?

Alors qu’on construit frénétiquement dans nos quartiers sans répondre aux réels besoins en logements sociaux, certaines communes de la métropole lilloise voient leur population diminuer :

1401 habitants en moins à Lambersart, -548 à Croix, -453 à La Madeleine, -264 à Wasquehal, -157 à Bondues dans la période 2013-2023.

D’après l’Insee, l’ensemble des Hauts-de-France en perd aussi (avec des zones entières qui se vident non seulement de leurs habitants, mais aussi de leurs entreprises, leurs services publics, leurs richesses…).

Il est urgent de ménager nos quartiers en mettant fin à cette politique de « métropolisation » et retrouvant un réel aménagement du territoire à l’échelle régionale, voire nationale.

Baisse attendue de la mortalité dans différents territoires de la MEL

358 décès seraient évités chaque année si la métropole lilloise était suffisamment végétalisée (source : Santé publique France, 2024).

Plus du tiers de ces vies qui pourraient être sauvées concerne les communes associées de Lille, Lomme et Hellemmes.

Marais, Mont-à-Camp et Lille-Canteleu font partie des quartiers les plus concernés car le déficit en espaces verts y est catastrophique. Et pas d’amélioration en vue !

Il y manquera, à nouveau, 10 ha d’espaces verts publics (selon les critères de l’OMS) quand tous les logements prévus aux abords du parc Rosa Bonheur seront construits.

Par ailleurs, avec l’actuel projet immobilier Aviateurs/Pointe des Bois Blancs, le nombre de m² par habitant d’espaces verts publics de l’« île » des Bois Blancs serait même réduit…

Une urbanisation favorable à la santé ne doit pas être réservée aux quartiers les plus riches de la métropole mieux lotis en espaces de nature !

Marais, Mont-à-Camp et Lille-Canteleu : des territoires où les périodes de canicule sont plus difficiles à supporter qu’ailleurs !

Ci-dessous, un extrait de 2 cartes publiées sur le site de Mediapart (12 août 2023) dans un article intitulé « Inégalités climatiques : comment les riches accaparent les espaces verts ».

Une urbanisation favorable à la santé ne doit pas être réservée aux quartiers les plus riches de la métropole lilloise mieux lotis en espaces de nature !

Plus de nature dans nos quartiers, c’est indispensable pour notre santé… et c’est possible !

Les espaces verts ont des effets bénéfiques sur la santé : santé globale, santé mentale, indice de masse corporelle, poids à la naissance, développement comportemental de l’enfant… Notamment, parce que les espaces verts favorisent la lutte contre les ilots de chaleur urbains, la préservation des sols, de l’air et de la biodiversité, la pratique d’une activité physique, les interactions sociales, la restauration psychologique… (Source : Espaces verts urbains, Réseau français des Villes-Santé, OMS (2020)).

Il a encore fait très chaud cet été 2025 dans nos quartiers… Aménageons la presqu’île Boschetti !

Cartographie de lieux où trouver de la fraîcheur dans le périmètre Deûl’Air (en jaune) (Source MEL)

La carte recense 19 points de fraîcheur sur les quartiers de Mont-à-Camp et Marais qui sont donc bien moins pourvus que le quartier de Bois Blancs qui en compte 16 à lui seul.

Cela met en évidence le besoin crucial d’espaces verts de grande qualité dans Mont-à-Camp et Marais. Un lieu qui corrigerait – en partie – ce déficit est l’espace situé autour de la Gare d’eau, en particulier la presqu’île Boschetti du Marais de Lomme.

Voici, de manière schématique, un aménagement envisageable pour le secteur :

Îlot Boschetti vu du Quai Hegel

La préservation de Boschetti représente un enjeu majeur : cette presqu’île pourrait être une porte d’entrée remarquable pour l’ensemble de nos trois quartiers, un espace naturel de plus de 30 hectares, en lien direct avec la Citadelle et le parc urbain de Lomme.

Or, à l’heure actuelle, le Plan Local d’Urbanisme (PLU) autorise la construction de 30.000 m² sur cette zone ; ce qui paraît totalement aberrant au regard de l’urgence écologique et des besoins de nature en ville.

Les pieds dans le PLU

« Deûl’Air se mêle du Plan Local d’Urbanisme (PLU) et a déposé son avis, à l’occasion de l’enquête publique, menée par la MEL.

Vous pouvez lire notre contribution en pièce jointe, ou aller sur  www.registre-numerique.fr/plu3-mel

Nous réclamons pour Bois Blancs, Marais et Mont à Camp, un urbanisme respirable : moins de béton, plus de nature et des logements de qualité pour tous !

Nous nous inquiétons de projets de voirie disproportionnés, et faisons des propositions afin de reconsidérer les projets hélas en cours, et à venir.

Vous pouvez également écouter notre interview (10mn) sur radio Bois Blancs! htp:/radioboisblancs.fr , onglet   Notre Vie de Quartier, chaque jour à 6h, 9h, 18h et 23h

et si vous avez envie de nous aider à convaincre nos élus, qu’un autre urbanisme est possible : au sein de Deûl’Air, une petite équipe vous attend !

Un patrimoine à préserver !

Samedi 16 septembre à l’occasion des Journées Européennes du Patrimoine, l’exposé* de Denis Delbaere, professeur à l’École Nationale Supérieure d’Architecture et du Paysage de Lille, n’a pas laissé place au doute. Par ses qualités architecturales et paysagères les 6 bâtiments des « Aviateurs » doivent être préservés et bien sûr, rénovés, pour le bien-être de ses habitants. La cinquantaine de présents ce samedi, pourrait d’ailleurs se joindre à la mobilisation des habitants du quartier pour éviter la destruction, la densification de ce secteur et surtout le remplacement de sa population qui y a toute sa place, si elle le souhaite. *L’enregistrement est disponible sur Radio Bois Blancs https://pdca.st/T1xp Les panneaux de l’exposé figurent ci-dessous

Site Web créé avec WordPress.com.

Retour en haut ↑